La pauvreté n’est pas une équation

En baissant de 5 euros par mois le montant des allocations logement, le gouvernement laisse croire qu’une telle somme est insignifiante pour ceux qui la touchent. Mais il laisse croire également que ces allocations ne seraient finalement pas si indispensables pour permettre à des millions de personnes de se loger dans de bonnes conditions. Traiter la pauvreté et le logement comme une simple équation dont on peut modifier sans crainte l’un des paramètres est un double signe. D’abord celui d’un profond mépris pour des hommes et des femmes attentifs au moindre euro dépensé. Ensuite d’une profonde méconnaissance de la question du logement et notamment des difficultés d’accès d’une fraction significative de la population.

Notre système de financement du logement a besoin d’une rénovation complète. Cela ne concerne pas que le logement social. La défiscalisation aveugle, la surenchère normative, les dérives des charges foncières sont autant de questions qui doivent également être traitées. La maîtrise des dépenses publiques est indispensable, commencer en la faisant supporter par les plus faibles est intolérable.

Denis Rambaud,
Président de la FNAR

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