Face au mépris des locataires et des territoires, le Mouvement Hlm uni, mobilisé et déterminé

Le Congrès de Strasbourg a été un moment qui marquera longtemps la mémoire de tous les participants. Quand, une semaine avant le Congrès, le Gouvernement présente les grandes orientations de sa stratégie pour le logement, nous avons pu constater que les premières mesures prises étaient en totale contradiction avec l’objectif annoncé de développer l’offre nouvelle et de renforcer l’accueil des ménages les plus fragiles. Les propos lénifiants de Jacques Mezard, ministre de la Cohésion des territoires, ont vite été contredits par le projet de loi de finances initial présenté en Conseil des ministres, le 27 septembre dernier.

Les mesures, proposées au débat du Parlement, constituent une remise en cause totale du modèle Hlm construit depuis plus de 50 ans par l’Etat, les collectivités locales et les organismes de logements sociaux pour répondre aux besoins des plus modestes et accompagner le développement de tous nos territoires.

En réponse à une stratégie gouvernementale, méprisante pour les efforts de tous les acteurs impliqués dans les politiques locales de l’habitat, le Congrès de Strasbourg a démontré l’unité de notre Mouvement et sa détermination à défendre les valeurs qui fondent notre action.
Dans ce combat, nous ne sommes pas seuls. Les collectivités locales - communes, intercommunalités, départements, régions - ont très rapidement partagé nos inquiétudes. L’appel lancé par les élus présents au Congrès a déjà recueilli 10 000 soutiens. La mobilisation des Associations régionales et de la FNAR a joué un rôle essentiel dans la mobilisation des élus, quelle que soit leur sensibilité politique, démontrant ainsi la capacité des valeurs de notre Mouvement à dépasser les clivages politiques classiques. Les locataires ont également fait la preuve de leur attachement au logement social, facteur essentiel de la cohésion de nos territoires mais aussi de la réussite des parcours résidentiels.

La manifestation, unanime et sans aucune équivoque, de notre opposition aux mesures annoncées n’est pas dictée par la défense des intérêts financiers de nos organismes. Elle exprime simplement, mais avec force, notre volonté de pouvoir continuer à assumer notre vocation à accompagner les parcours résidentiels de nos concitoyens les plus fragiles et le développement de tous les territoires - des plus ruraux aux plus urbains.
Notre Congrès n’est qu’une étape, nous devons poursuivre et amplifier notre mobilisation pour faire renoncer le Parlement et le Gouvernement à ces mesures qui mettent gravement en péril les fondements même de notre Pacte républicain. La FNAR et les Associations régionales restent mobilisées pour expliquer et convaincre tous nos partenaires, collectivités, professionnels du bâtiment, associations.

Denis Rambaud
Président de la FNAR

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