La question du tissu n’est pas une affaire de mode…

Depuis quelques semaines, le Président de la République a introduit un nouveau thème dans les débats sur le logement social. En affichant sa volonté de restructurer significativement le tissu des organismes Hlm, le Gouvernement a augmenté l’inquiétude de tous les organismes déjà fortement mobilisés sur le projet de loi de finances 2018. Au-delà de l’effet d’annonce et de leur médiatisation, ce nouveau chantier illustre la volonté du Gouvernement de réformer en profondeur le logement social. Les justifications présentées pour amorcer cette évolution sont partielles et largement erronées.

Pour autant, notre Mouvement ne peut pas refuser le débat et nier certaines réalités :

• la difficulté de certains territoires confrontés à la présence de très nombreux organismes qui compliquent et rendent moins efficientes les politiques locales ;

• l’incompréhension de la plupart de nos interlocuteurs sur l’existence des différents statuts d’organismes soumis aux mêmes règles et poursuivant un même objectif ;

• l’efficacité des coopérations entre les organismes qui permet de réelles économies de gestion et une plus grande adaptation aux réalités locales ;

• l’importance et la réalité de l’ancrage territorial de nos organismes qui garantit notre capacité à répondre au mieux aux besoins de nos concitoyens.

La question du tissu ne peut pas être abordée de façon légère et sous le seul angle d’une économie hypothétique qui résulterait d’une diminution arbitraire du nombre d’organismes. Elle doit être intégrée dans une proposition globale et audacieuse pour construire un cadre de la politique du logement qui permette à chacun de nos concitoyens et notamment aux plus modestes de se loger dans les meilleures conditions.

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