Conférence de consensus, chiche …

Le conflit ouvert, lors des discussions du projet de loi de finances pour 2018, éclaire brutalement les contradictions, les tensions et les obsolescences du système Hlm. Cette situation est la manifestation concrète des décalages croissants entre les attentes de la société en matière d’habitat et les réponses que les organismes Hlm et les acteurs de l’habitat peuvent apporter collectivement.

En clôture du Congrès de l’Association des maires de France, le Président de la République a annoncé l’organisation d’une Conférence du consensus sur le logement. Cette annonce, répond à la demande formulée par Gérard Larcher, Président du Sénat, le 7 novembre dernier, et que notre Mouvement a largement approuvé.

Avec les Associations régionales, nous voulons nous mobiliser pour que cette Conférence soit l’occasion d’aborder, sans tabou, toutes les difficultés rencontrées par nos concitoyens en matière de logement. Ses travaux doivent s’appuyer sur les initiatives et sur les réalisations mises en œuvre par les acteurs locaux pour apporter les réponses les plus efficaces aux besoins en logement.

Pour nos organismes, pour nos territoires et pour nos concitoyens, cette Conférence de consensus doit être une chance :

  • de mettre en place les conditions d’une parfaite complémentarité entre la politique nationale et les politiques locales et d’un réel partage des responsabilités entre les acteurs ;
  • de dépasser la simple approche budgétaire pour définir un modèle économique efficace et économe de l’argent public ;
  • d’aborder globalement notre capacité collective à répondre aux besoins de tous nos concitoyens sans opposer le logement social au logement privé, le locatif à l’accession ;
  • de respecter et de favoriser les initiatives locales sans opposer les territoires tendus à ceux qui le sont moins.

Nous ne nous déroberons pas aux débats, aux remises en question, mais sans procès d’intention. Nous sommes attachés à la réussite d’un tel processus, qui sera d’autant plus efficace que les menaces que fait peser l’article 52 de la loi de finances actuellement en débat seront levées.

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