Le choc en échec ?

Le 20 septembre 2017, le gouvernement annonçait sa stratégie pour le logement : « Construire plus, mieux et moins cher, répondre aux besoins de chacun, notamment les plus fragiles, et améliorer le cadre de vie sur tout le territoire... ».

L’augmentation des coûts, les difficultés d’accès au logement des plus démunis, les impératifs de la lutte contre le réchauffement climatique justifiaient ces ambitions en même temps que la volonté de maîtriser voire de diminuer une dépense publique en faveur du logement.

L’inertie des marchés du logement est une réalité incontestable et la prudence s’impose avant de tirer des conclusions définitives sur l’évolution des marchés. Le choc de l’offre ne semble pas au rendez-vous. À la stagnation du nombre d’agréments de logements sociaux s’ajoute une conjoncture immobilière en demi-teinte marquée par la baisse des permis de construire et le très net ralentissement de l’accession sociale. La baisse de l’APL versée aux locataires se traduit par un renchérissement des coûts du logement, pour les plus modestes. La mise en place de la RLS conjuguée à l’augmentation de la TVA restreignent les capacités d’investissement tout en augmentant le coût des opérations.

Ce document vous propose une mise en perspective des mesures qui ont touché tous les secteurs du logement ces derniers mois. Pour la compléter, vous retrouverez, les témoignages régionaux sur notre site Internet www.fnar-habitat.org.

Si, dans nos territoires, le doute s’est installé sur notre capacité collective à accompagner leur développement durable et leur cohésion sociale, les organismes restent mobilisés individuellement et collectivement pour accompagner les initiatives en faveur du logement d’abord, du réinvestissement des cœurs de ville ou de la modernisation des politiques d’attribution…

Une proposition globale et audacieuse de construire un cadre de la politique du logement permettrait aux organismes de stabiliser et de renforcer leurs interventions pour que nos concitoyens, et notamment les plus modestes, se logent dans les meilleures conditions.

C’est parce qu’il existe un cadre national organisé et cohérent que des politiques locales peuvent se développer. Et c’est parce que des acteurs locaux, sous l’autorité des collectivités, se mobilisent que la politique nationale atteint ses objectifs.

Pour prendre connaissance de la plaquette : Plaquette de la FNAR - Congrès 2018

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